Lorsqu’une grossesse tarde à arriver, les premières recherches se tournent naturellement vers les causes médicales pouvant affecter la fertilité. Bilan hormonal, ovulation, perméabilité des trompes ou encore spermogramme permettent d’explorer de nombreuses pistes.
En France, environ un couple sur huit consulte en raison de difficultés à concevoir un enfant. Dans certaines situations, malgré les examens réalisés, aucune cause précise n’est retrouvée.
L’ostéopathie peut alors être envisagée comme une approche complémentaire dans le cadre d’un accompagnement global du désir de grossesse. Son objectif n’est pas de traiter l’infertilité ni de remplacer le suivi médical, mais de travailler sur la mobilité, les tensions corporelles et le confort général de la personne.
Que peut réellement apporter l’ostéopathie dans un parcours de fertilité ? Comment se déroule une consultation ? Et quelles sont les limites de cette approche ? Faisons le point.
L’ostéopathie ne constitue pas un traitement médical de l’infertilité et ne peut pas garantir la survenue d’une grossesse.
Elle peut être proposée en complément d’un suivi médical pour travailler sur certaines tensions ou restrictions de mobilité du bassin et de la région abdomino-pelvienne.
Une consultation peut également prendre en compte les cicatrices, les antécédents de chutes ou d’accidents ainsi que les tensions musculo-squelettiques susceptibles d’influencer le confort et la mobilité globale.
L’accompagnement peut concerner la femme comme l’homme, en fonction des besoins identifiés lors de la consultation.
En cas de difficultés à concevoir, un bilan médical adapté reste indispensable afin de rechercher une éventuelle cause féminine, masculine ou mixte.
L’utérus, les ovaires et les trompes prennent place au sein d’un ensemble anatomique complexe comprenant notamment des muscles, des fascias et des ligaments.
Comme toutes les régions du corps, la zone abdomino-pelvienne peut présenter des tensions ou des restrictions de mobilité. Celles-ci peuvent notamment être observées après une intervention chirurgicale, une cicatrice, une chute ou certains traumatismes.
Lors d’une consultation d’ostéopathie orientée vers l’accompagnement de la fertilité, le praticien peut s’intéresser à la mobilité générale du bassin et des structures environnantes.
L’objectif est avant tout de favoriser un meilleur équilibre mécanique et le confort de la patiente. Il n’est toutefois pas démontré qu’une restriction de mobilité identifiée en ostéopathie constitue, à elle seule, une cause d’infertilité.
Une ancienne intervention chirurgicale, comme une césarienne ou une appendicectomie, peut parfois laisser une zone moins souple ou inconfortable.
L’ostéopathe peut prendre en compte ces antécédents dans son évaluation et proposer, lorsque cela est indiqué, un travail manuel adapté autour des tissus concernés.
Cette prise en charge vise principalement à améliorer la mobilité et le confort de la zone. Elle ne permet pas de traiter une obstruction des trompes ni une pathologie gynécologique nécessitant une prise en charge médicale.
L’ostéopathie repose sur une approche globale du corps. Le praticien ne s’intéresse donc pas uniquement au bassin : il peut également évaluer la mobilité du dos, des hanches, du diaphragme et d’autres structures en fonction de la situation de chaque patient.
Des techniques manuelles douces peuvent être utilisées afin de travailler sur les zones présentant des tensions ou une perte de mobilité.
Dans le contexte d’un désir de grossesse, cet accompagnement doit rester complémentaire.
Un parcours de fertilité peut être une période émotionnellement éprouvante. L’attente, les examens médicaux ou encore les traitements de procréation médicalement assistée peuvent générer du stress et des tensions.
Le stress peut également s’accompagner de manifestations physiques : respiration plus courte, tensions musculaires, fatigue ou sensation de crispation.
Dans ce contexte, une consultation d’ostéopathie peut notamment s’intéresser aux tensions du diaphragme, du dos ou du bassin afin d'améliorer le confort général.
Certaines pratiques de relaxation, comme les exercices respiratoires, la méditation ou une activité physique adaptée, peuvent également aider à mieux gérer le stress au quotidien.
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La consultation commence généralement par un temps d’échange.
Votre ostéopathe peut vous interroger sur vos antécédents médicaux et chirurgicaux, vos éventuelles cicatrices, vos douleurs, vos chutes ou accidents passés ainsi que sur votre parcours de fertilité.
Si un bilan médical a déjà été réalisé, les informations concernant votre suivi gynécologique ou votre parcours de PMA peuvent également aider à mieux comprendre votre situation.
L’ostéopathe ne remplace cependant ni le médecin, ni le gynécologue, ni les professionnels spécialisés en médecine de la reproduction.
Après cet échange, votre ostéopathe réalise une évaluation individualisée.
Selon les besoins, il peut notamment s’intéresser à :
Les techniques utilisées sont adaptées à chaque personne et aux éventuelles contre-indications.
L’objectif est de travailler sur les tensions et restrictions de mobilité identifiées lors de la consultation, et non de traiter directement une cause médicale d’infertilité.
Il n’existe pas de calendrier universel imposant de consulter à un moment précis du cycle menstruel dans le cadre d’un accompagnement ostéopathique de la fertilité.
Le moment et la fréquence des consultations sont déterminés individuellement en fonction de votre situation, de vos symptômes éventuels et de votre parcours médical.
Si vous suivez un protocole de PMA, une stimulation ovarienne ou si un transfert embryonnaire est prévu, il est important d’en informer votre ostéopathe. La prise en charge doit être adaptée au protocole médical en cours et réalisée dans le respect des recommandations de l’équipe qui vous suit. Toutefois, les période de stimulations, de ponction et de transfert sont des périodes impactantes et réprente donc des moments adéquates pour consulter votre ostéopathe.
Les difficultés à concevoir peuvent également avoir une origine masculine ou associer plusieurs facteurs.
Dans ce contexte, un homme peut consulter un ostéopathe pour des motifs liés à son confort musculo-squelettique, à des tensions du bassin, du dos ou d’autres régions du corps.
En revanche, l’ostéopathie ne traite pas les causes médicales d’infertilité masculine et ne remplace jamais un spermogramme ou un bilan réalisé auprès d’un professionnel de santé.
En présence d'une anomalie du spermogramme ou d'une difficulté à concevoir, un avis médical spécialisé reste indispensable.
Chaque parcours de fertilité est différent. Certaines personnes souhaitent intégrer l’ostéopathie à leur accompagnement afin de travailler sur leur mobilité, certaines tensions corporelles ou simplement leur confort pendant cette période.
Votre ostéopathe vous propose une prise en charge personnalisée, adaptée à votre histoire, à vos antécédents et à votre parcours médical. En complément de l'approche ostéopathique, le soin rebozo peut apporter un confort émitionnel est physique supplémentaire, lors de ses périodes.